Félicitations!!!

Publié le par Carine

Bravoooooo les amis!
Yan et Gringo ont été recu au test ski du Guide!

Chapeau bas au vu du récit de cet examen...je ne résiste pas à vous faire partager l'ambiance décrite par Yan...quelle poilade en te lisant, on s'y croirait !!!

 

 

-8h00 : tu arrives a la bennes des grands montets, et tu vois pleins de caluts comme nous avec des dossards moches épinglés au sac. Tout le monde s'efforce de demi sourire "parce qu'on sait que bientot on aura plus la force de se marrer".

- jusqu'a 9h00, "échauffement" sur de belles pentes nord ouest. Un champ de bosses bien verglacé pour te mettre en jambes, rien de tel!

- 9h30 : tu te présentes au "1er atelier" (on cause pas de descentes à l'ENSA, mais d'atelier).
Ton sac est pesé : 9kg, c'est bon , t'as le droit d'aller en chier. Dans le starting bloc, y'a un type au talkie walkie, qui prévient ses potes planqués au loin sur une butte que "le n°64 est au départ". Ses potes, en bas, ils rigolent déjà...ils ont leur jumelles pretes a te scruter, mais de toute façon ils savent qu'ils n'ont pas besoin de jumelles pour voir les candidats se vautrer dans les filets de protection. Ils sont morts de rire dans leur doudoune. 'culés! Toi, en attendant le "Go", tu scrutes le concurrent devant toi pour essayer de comprendre ce qui t'attend...tu le vois partir, neige de merde dans les arcosses, puis d'un coup il disparait derriere une rupture de pente, tu vois un bras ou deux qui s'agitent, puis plus rien à part des mecs qui braillent ça et là des trucs que tu comprends pas...cool! ça a l'air top.

- "Go" ça y'est c'est parti...je suis a donf là, à donf! neige de merde, soupe trafollée mais c'est pas grave...j'encape, j'encape, j'encoape, bordel ça va vite, hop les arcosses... on calme, la rupture de pente arrive, on calme, ON CALME!!!! oh ma doué, là ça plonge dur, c'est plus une rupture de pente c'est un escalier pour cyber golgothes...2 metres entre chaque marche, c'est tout gelé, putain ça part en sucette. Tu descend, c'est en vrac,  c'est n'importe quoi, des arcosses, du gel, des bouts de rochers, des filets et des cordes qui te tendent les bras pour que tu t'y accroches. ça descend quand même, ça file dans les arcosses, la derniere porte bleue est passée...condoléances.

- La remontée : "ok, 10h29, vous avez deux heures pour vous présenter a l'atelier suivant"...Comprenez "magne toi le cul de remonter". Bon, la on rigole, tous...hi hi, 1050m de dénivelée a remonter en 2 heures, fastoche, j'aurai le temps de me reposer avant la prochaine descente.... Vas y jeannot, fais nous rêver... En fait ça speed pour remonter, le sac est un peu plus lourd que d'habitude, et puis la chaleur dans cette belle pente Nord Est devient vite accablante. Tu tiens tant bien que mal tes 10m/mn, ça doit suffire en deux heures pour "gérer". Tu doubles des mecs en caraffe, morts sechés par la chaleur et le poids de leur gros matos de descente (et oui mon pote, cette année faut remonter, et vite!). Tu jettes un coup d'oeil aux concurrents suivants, qui sont dans la premiere descente, et là tu en vois 2 sur 3 qui partent en saucisse dans les filets... arrivés très vite en haut de la rupture, balancés aussi vite dans les filets... y'a de mecs sur le dos, des mecs sur le ventre, c'est du grand ski! tu apprendras plus tard que l'ouvreur est parti a l'hopital, une cote cassée.. ah bon, ça me rassure alors...

- 3 litres de sueur plus tard, tu arrives en haut de la remontée... plus tant de temps de marge que ça pour ne pas chopper des pénalités. On se change en quelques secondes, chaussures serrées, un peu d'eau (enfin) et bang! ça repart. "candidat n° 64  au départ"...Une grande pente ouverte, environ 30 degrés, quelques portes, ça plonge un peu, tu vois pas la suite...Au loin, les types aux jumelles qui se marrent encore, toi naïf, tu sais pas pourquoi.  Feu! tu laches tout, neige ultra béton, faut tailler des courbes. Dés la troisieme courbe tu sens des droles de trucs dans tes cuisses "tiens je savais pas que j'avais un muscle là!". A donf a donf, maman ça fait mal. Ah, rupture de pente, deux portes bleu, derriere les portes un entonnoir, 3 metres de large en baaaaaaaaas, tu y arrives a mach 3. Ca paaaaaaaaaaaaaasse finalement, mais ça secoue de plus en plus...Aïe mes cuisses, maman! puis ça s'arrete 200 m plus bas (c'est tout?!?). je suis une guenille. c'est ou la déchetterie?

- "bonjour c'est moi" > " ok tu as 20 mn pour te présenter a l'atelier suivant". Hop on remet les peaux, on picole, on remonte. La y'a plus les cuisses. D'entrée tu sens que y'a plus les cuisses, mais y'a encore du chaud pour te faire transpirer, et puis y'a encore un bel atelier qui t'attend... bonheur. Tu remontes comme tu peux, ça speed toujours pour pas prendre de pénalité. Putain mes cuisses, je comprends pas ou elles sont passées.

- arrivée en haut "bonjour c'est moi" , vite se préparer a descendre car seulement a ce moment là le "chrono de montée" est arrêté. On speede, on speede, et on se souvient des techniques des pyjamas en compet pour aller vite...ça sera toujours ça de gagné. ouf, 2 mn assis sur le flanc en attendant que les précédents filent...le coeur bat à fond, la sueur coule dans la veste, les cuisses partent en live, c'est bon de faire guidos!!!

- derniere descente, faut tout lacher. Neige un peu plus revenue, pas de piege en vue. En clair, il faut avoiner! sans cuisses! Feu, ça part, ça fait mal, ça descend, ça prend de la vitesse, ça maitrise comme ça peut... Putain j'en peux plus, c'est des oufs ces types. ça tape dans les cuisses, ça tape fort, plus de sang, plus d'oxygene, plus rien...sauf les deux portes jaunes qui marquent l'arrivée.

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Publié dans Ski

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C
Merci !<br /> Ah oui je vois que vous vous êtes régalés, extra!!! A bientot peut-etre sur un chemin!
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J
Bonjour Carine, pas mal en effet ce récit. J'ai randonné avec Yannick ce week-end, il s'en est quand même bien remis (quoique, il en avait encore quelques traces....) <br /> Bonne course à la Mezzalama <br /> Jo
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